Le 7ème congrès mondial d'Herpétologie se tiendra en 2012 du 8 au 14 août à Vancouver (Canada). Toutes les informations sont disponibles sur le site officiel du congrès.
La commission de conservation s'est dotée d'un nouvel outil de communication, un blog ! N'hésitez pas à le visiter régulièrement afin de connaître les actualités concernant la conservation de l'herpétofaune en France lien
Participer aux recherches en cours sur la Chytridiomycose en répondant à un questionnaire
A l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement contre le Chytride applicable dans la nature, et la prévention pourrait
empêcher la propagation de cette maladie. C'est là que nous, promeneurs, naturalistes, habitants, pouvons intervenir.
Des gestes simples pourraient ralentir l'épidémie, mais sommes-nous prêts à changer nos habitudes et à faire quelques efforts ?
Pour lutter contre ce champignon dévastateur, les scientifiques ont besoin de mieux comprendre comment se propage la maladie.
Vous pouvez les aider. A terme, les chercheurs et les gestionnaires espèrent la mise en place de mesures et de recommandations réellement applicables
sur le terrain afin de limiter les risques d'infection. Pour participer, vous pouvez répondre à ces quelques questions. Cela ne vous prendra que 15 minutes (maximum)
et vos réponses sont très précieuses. Merci de répondre en toute sincérité.
Répondre au questionnaire ici :
http://www.bd-maps.eu/survey/?lang=fr
Un programme européen sur le champignon pathogène des amphibiens (Batrachochytrium dendrobatidis) est actuellement en cours (2009-2012). Pour la France, 2011 est l'année de l'étude de sa prévalence à l'échelle nationale (www.alerte-amphibien.fr). La mise en place de cette étude est l'occasion de récolter des données sur d'autres facteurs susceptibles d'affecter les populations d'amphibiens. Tout d'abord, des observations demortalités massives doivent être rapidement déclarées sur le site (www.alerte-amphibien.fr) afin que des prélèvements pour en identifier la cause puissent être effectués. Mais toute observation d'infection, parasite, etc. présente aussi un intérêt, même si on ne connaît pas l'agent causal aujourd'hui. N'hésitez pas à renseigner ce site (masque de saisie automatique avec géo-localisation de votre observation) avec commentaires et photographies (http://www.alerte-amphibien.fr/maladies-amphibiens.html).
A l’échelle mondiale, les amphibiens subissent d’importants déclins de populations dûs à la Chytridiomycose, une maladie émergente provoquée par le champignon Batrachochytrium dendrobatidis (Bd). Des déclins catastrophiques ont été observés en Australie, Amérique du Nord, Amérique centrale, Amérique du Sud et dans les Caraïbes. En Europe, des mortalités massives associées à Bd ont été observées en Espagne et en France, mais nos connaissances sur la prévalence de Bd en Europe ne sont encore que fragmentaires.
Les causes exactes de l’émergence récente de la Chytridiomycose sont encore mal connues. Néanmoins, les scientifiques s’accordent aujourd’hui à penser que ce champignon aurait été récemment disséminé à travers le monde par l’intermédiaire de matériel ayant été au contact avec Bd, d’eau contenant des zoospores ou d’amphibiens infectés (notamment lors de l’introduction d’espèces exotiques). Les activités humaines, dans ou à proximité de sites aquatiques, participent donc fortement à la dissémination du champignon et représentent un risque majeur pour les populations d’amphibiens. Si un individu infecté peut être efficacement traité avec un fongicide, le champignon ne peut pas être contrôlé, à ce jour, dans le milieu naturel. Néanmoins, quelques procédures simples de désinfection permettent de décontaminer les équipements, ce qui réduit notablement le risque que le champignon soit passivement transféré lors des déplacements.
L’objectif de ce document est de fournir aux personnes travaillant sur les amphibiens, ou plus largement en milieu aquatique, un ensemble de mesures de précaution à mettre en œuvre lors de leurs campagnes de terrain. Bien que ciblées sur la Chytridiomycose, ces précautions permettront également de limiter la dissémination d’autres maladies ou d’espèces végétales ou animales envahissantes.
Certaines de ces procédures peuvent être appliquées dans les laboratoires et élevages, mais il est nécessaire que les personnels impliqués se confèrent à la réglementation vétérinaire. Les mesures de biosécurité pour les amphibiens captifs pourraient différer de celles proposées pour le terrain.
Si vous observez (ou avez observé au cours des années précédentes) des mortalités d’amphibiens, sans causes apparentes, merci de nous le signaler le plus rapidement possible. Vous trouverez sur cette page web toutes les informations sur cette « alerte amphibien ».
Merci d’avance de bien vouloir diffuser cette information dans votre réseau.
Merci de diffuser ce protocole autour de vous, et de montrer l'exemple en l'applicant sur le terrain, restons vigilant et bonnes observations.